Qu’est-ce que la nutrition flexible ?

Que ce soit pour prendre du muscle ou perdre de la masse grasse, il est indispensable de gérer son alimentation. Si l’activité physique est un élément indispensable pour transformer son physique, il n’est malheureusement pas suffisant pour y parvenir. En effet, en plus du sommeil et de la récupération, l’alimentation constitue l’autre grand domaine sur lequel il faut se pencher pour atteindre ses objectifs.

Il ne s’agit pas seulement de manger des produits variés, sains et de préférence non transformés. Il faut également s’intéresser à la composition de ceux-ci et au régime alimentaire de manière globale. Quand l’apport calorique n’est pas adapté à l’activité physique, on se retrouve vite limité(e) dans ses progrès athlétiques, mais également esthétiques. Difficile de prendre du muscle si on ne mange pas assez ; difficile de sécher si on mange trop.

Malgré tout ce qu’on peut lire ici ou là au sujet de régimes complexes, de compléments alimentaires « miracles », ou encore de « trucs » pour aller plus vite, ce qui fonctionne est en réalité assez simple. Comme toujours cependant, cela nécessite un peu d’organisation et de prise de recul. Mais on peut manger de tout et perdre du poids, tout est une question de dosage et d’équilibre.

Les 5 points à respecter

Avant de traiter des cas spécifiques que sont la prise de masse, la sèche et le maintien, il faut détailler les bases de la nutrition flexible. Cette approche est basée sur l’approche appelée « flexible dieting ». On parle également de la méthode IIFYM (« If it fits your macros ») qui se focalise principalement sur les macronutriments.

La nutrition flexible peut être résumée par les 5 points suivants. Leur ordre de priorité correspond à l’ordre de présentation ci-dessous. Ainis, l’application du deuxième critère implique le respect du premier, et ainsi de suite :

  1. Le nombre de calories que l’on mange est la variable la plus importante dans l’alimentation. Cela passe avant tout le reste, et ce quel que soit l’objectif de transformation corporelle.
  2. Les quantités de macronutriments composent ce total calorique sont primordiales. Cela jour sur la préservation ou le développement de la masse musculaire au détriment de la masse grasse.
  3. Pour atteindre un objectif nutritionnel, il est primordial que l’alimentation soit constituée d’aliments que l’on apprécie.
  4. Au moins trois quarts des calories quotidiennes doivent provenir d’aliments pas ou très peu transformés, naturellement riches en micronutriments.
  5. La répartition des repas dans le temps doit correspondre à l’emploi du temps de l’individu et à ses préférences.

Une fois les deux premiers critères respectés, ce mode d’alimentation est assez flexible et permet d’atteindre des objectifs de composition corporelle. Il permet aussi de maintenir les résultats obtenus de manière durable. De plus, il s’agit ici de comprendre ce que l’on fait et de mesurer l’impact des décisions prises. Et ce tant sur les sensations ressenties que les résultats objectifs.

Des repas adaptés à ses préférences

Premièrement, l’approche proposée ici est flexible car elle propose des marges de manoeuvre en termes de proportion de macronutriments. Mais l’aspect le plus flexible de ce type de nutrition est celui qui consiste à intégrer des aliments « plaisir » à ses repas.

Certes, si on ne mange pas du tout de légumes et de fruits, il va falloir s’y mettre, ne serait-ce que pour des raisons de santé. Mais au-delà de ce point précis, il faut pouvoir consommer des aliments « plaisir », même si c’est en petite quantité. Le but de la manœuvre est de rendre les efforts plus agréables en intégrant par exemple quelques carrés de chocolat ou un cookie par jour pendant une sèche, ou encore un morceau de fromage si c’est ce que l’on préfère.

Être en sèche ne signifie pas manger des brocolis vapeur avec du blanc de poulet trois fois par jour. On peut ajouter de la sauce, prendre un dessert, bref se faire plaisir. Tant que l’on mange sainement, et que l’on respecte son objectif en termes de calories et de protéines, on peut atteindre ses objectifs sans faire une croix sur sa vie sociale et sur le plaisir de manger.

Il n’est certes pas possible de manger tout ce que l’on veut à volonté, mais la nutrition flexible laisse de la place aux plaisirs gustatifs !